Je t'aimais follement, comme on aime quand on a vingt ans,
D'un amour si pur, d'un amour vrai, d'un amour innocent.
La tête étoilée de mes rêves, de mes espoirs romantiques,
J'étais sûre que la vie avec toi serait infiniment magique.
C'est devant Dieu que j'ai reçu tes promesses et ton alliance.
Avec émotion, j'ai passé à ton doigt l'anneau de la confiance.
J'étais sûre d'être heureuse... mais à vingt ans, on ne sait pas tout...
Je t'aimais si fort... et pourtant, je t'ai détesté lorsque tu m'as quittée.
Je croyais que tu ne m'aimais plus... mon sourire lui aussi, m'a quitté !
Tu m'as laissée seule, face à mon destin, mes doutes et mes souffrances.
La douleur et le désespoir que j'ai ressenti ont tué à jamais mon insouciance.
A vingt-quatre ans, privée de toi, j'ai connu le divorce et la dépression.
Je croyais que ma vie était détruite... une véritable régression
Tu m'as quittée pour m'épargner... à vingt ans, on ne sait pas tout...
A l'inverse de ce que j'ai entendu, tu n'étais pas une erreur de jeunesse.
Seulement, tes soucis et les miens... eux... ont été notre faiblesse.
Tu ne savais plus... tu ne comprenais plus... Tu n'as pas su m'aimer...
Tu ne voyais pas l'immense détresse dans mon coeur abîmé.
J'attendais ton soutien, c'est la séparation que tu m'as donnée,
A peine commencée, vite dégradée, notre union s'est achevée.
Tu m'as laissé des marques... à trente ans, on n'oublie pas tout...
Dévastée, perdue, j'ai soigneusement construit un mur autour de moi.
J'ai mis deux ans, mais j'ai reconstruit ma vie... seule... sans toi.
Alors... la solitude est venue frapper à ma porte, elle m'a séduite...
Je l'ai laissée entrer, elle disait me comprendre... elle m'a détruite.
Fausse amie, elle m'a dépouillée de tout sentiment, elle m'a glacée.
Je me sentais pourtant si bien... effacée de cette vie angoissée.
Tu m'as laissée avec mes doutes... a trente ans, on n'oublie pas tout...
Ce qui devait rester le plus beau souvenir de ma vie, dans mon coeur
S'est transformé en horreur, s'est incrusté en moi, tel un vainqueur.
Il m'a fallu du temps pour ressentir à nouveau des sentiments.
Une histoire de divorce... çà paraît si simple... et pourtant !
« IL » était là où je ne l'attendais pas... une improbable rencontre.
Et pourtant si !!! Le destin tous les jours nous le démontre.
Tu m'as rendu ma liberté... Je m'aperçois qu'à trente ans, j'en suis pourtant privée...
Ton mal de vivre, ta souffrance t'ont conduit là où tu voulais t'installer...
Tu as choisi de partir sur l'autre rive, pas de retour... juste un aller...
Un peu d'espoir, juste un tout petit peu... c'est lui qui t'a manqué.
A l'heure de ta décision, tu n'en as eu aucun, il t'a bien arnaqué !
Sans un mot, tu es parti... emportant avec toi... ma précieuse liberté...
Tu ne le savais pas... moi non plus... c'était il y a si longtemps... liberté...
Je pensais être libre... Je m'aperçois qu'à trente ans, j'en suis toujours privée.
Aujourd'hui, j'ai tout pour être heureuse... Et pourtant, je m'emmuraille...
Je ne me donne pas le droit au bonheur, la douleur a trouvé une faille.
Le passé revient s'immiscer dans ma vie, il vient tout faire flancher.
Tout recommence... Ce passé si douloureux, je voudrais le débrancher.
Je m'enchaîne, je me bride, je ne libère pas mon coeur qui bat de douleur...
Sentiment d'abandon, besoin permanent d'amour, je m'interdit le bonheur.
Tu es parti ailleurs... A presque quarante ans, je sais que tu n'est pas le seul coupable...
Amoureuse à nouveau, je ne veux pas perdre celui qui habite mon coeur
L'espoir revient, l'espoir repart... au rythme de mon coeur... Moqueur...
Plus que tout, je souhaite une famille avec lui : un... deux... trois... bonheur...
Je ne sais pas me libérer... comment oublier le mal et me souvenir sans peur ?
Je voudrais avancer droit devant... le regard vers l'avenir, sans méfiances...
Je voudrais ouvrir le cadenas qui enferme mes craintes... pour libérer ma chance...
Tu es parti pour ne plus revenir, chercher la paix, ailleurs... qu'elle soit avec toi...
A presque quarante ans, je sais que je suis coupable, avec toi !
A presque quarante ans, je dois me reconstruire pour Lui... pour MOI !






De vous à moi